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Droits d'auteur: où vont les prélèvements sur les ventes

 
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Orphée
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PostPosted: Mon 26 Jan - 15:04 (2009)    Post subject: Droits d'auteur: où vont les prélèvements sur les ventes Reply with quote

Rapports de proportion dans les prélèvements sur le commerce des CD (source parmi les signalées comme crédibles par le journal Le Nouvel Observateur)

16-05-04 - Source : ratiatum.com (Loïc Roman)
http://mp3.deepsound.net/articles_musique_d.php?id=00010
(aller voir en ligne pour les galettes statistiques)

Prix des CD : où va votre argent ?

Article publié le Jeudi 20 novembre 2003 sur http://www.ratiatum.com

Parmi les justifications les plus communes au piratage d'oeuvres musicales sur Internet, le prix prohibitif des albums est sans doute en première place. Il n'est pas rare en effet de voir le prix d'un CD dépasser les 20 euros, une somme de moins en moins en phase avec la valeur attribuée à une dizaine de titres. Est-il justifier pour l'industrie du disque de vendre ces produits à de tels prix ? C'est ce que nous souhaitons ici vérifier en étudiant la répartition complète de l'argent donné par le consommateur au revendeur.

Etudions donc ensemble la répartition du prix d'un CD Audio vendu en grande surface ou dans un magasin spécialisé type FNAC. Pourquoi et qui gagne de l’argent sur un CD ? Cette excellente question (merci à celui qui la pose) n'est pas des plus simples à répondre, mais nous devons dire d'emblée que la distribution actuelle (dite "standard") revient cher !

Description du processus d'élaboration et distribution du disque, depuis les premières notes composées par l'artiste jusqu'à l'étalage dans les rayons du disquaire

Voici les différents acteurs sur le circuit standard de la chaîne musicale, depuis le créateur du titre jusqu'à vous :

1. Auteur, compositeur -- Création de l’œuvre
2. Artistes-interprètes -- Interprétation de l’œuvre
3. Producteur -- Enregistrement de l’interprétation
4. Editeur phonographique -- Fixation/reproduction de l'oeuvre (CD, K7..)
5. Distributeur -- Distributions des supports
6. Grossiste -- Vente des supports destinés à la revente
7. Détaillant -- Vente des supports au public
8. Utilisateurs final -- Ecoute du support

Ce circuit basique est présent pour la plupart des CD que nous trouvons dans le commerce. Chaque partie a son importance et, malheureusement, elles ont toutes besoins des autres.

L’auteur/compositeur est le créateur de l’œuvre, il peut être aussi son interprète. Ensuite le producteur, la première personne qui investira dans l’artiste pour le faire enregistrer, fera également sa promotion, gérera ses dates de concerts, et le poussera (si l'artiste en a sa chance) "vers le haut !". Puis vient évidemment le pressage des CD, avant que la distribution ne fasse son entrée. Pendant tout ce temps le prix du disque n'a fait que monter, et il faut encore que le grossiste envoie les CD aux détaillants suivant les commandes et l'évaluation des ventes. Finalement vous, nous, acheteurs de l'album, payons tout ce beau monde.

Mais analysons plus précisemment ce qui coûte vraiment cher dans la chaîne.

La répartition du prix d'un CD n'est pas une science exacte. Elle dépend de tous les contrats négociés entre les différentes parties. L'exemple suivant prend en compte un CD acheté d'une valeur de 20€ avec des chiffres approchant au mieux la réalité du secteur. Enlevons la TVA (19,6% en France, soit 3,28 €), il nous reste 16,72€ à partager entre les différents acteurs de la chaîne.

Le prix d’un CD sur ce système pourrait donc être évalué comme ceci :


source : Snep

7% (1,17€) pour les paroliers. C’est peu, mais une fois la chanson écrite, que dire...

19% (3,18 €) pour l’interprète sur les 16,08 € du départ. Ce pourcentage qui peut paraître faible est très controversé. Sur certains artistes, on serait plus proche de 10% (moitié moins !)... Tout cela dépend de la "valeur" de l’artiste, de son poids dans la balance lors des négociations : connu/inconnu, grosse promotion/petite promotion, etc.

22% (3,68€) pour la distribution. Toujours aussi gourmande, cette portion n’est pas des plus réduites. La grande distribution reste fidèle à elle-même, y compris sur les CD...

52% (8,69€) pour les maisons de disques, ça peut faire froid dans le dos, mais détaillons plutôt ces 52% !

Voyons donc comment se justifient la part de 52% prise par les maisons de disques :


source : Snep

Des frais d’enregistrements très réduits, une bonne marge, de quoi faire une bonne maison de disque. La promotion est très chère, et la fabrication du disque « bien calculée » puisque le pressage coûte en moyenne de 0,50€ à 0,70€, plus la conception de la pochette.

Résumons :

Sur les 20 € donnés au caissier, nous avons en fait donné en moyenne :

8,69€ à la maison de disque,
3,68€ au magasin et aux grossistes,
3,18€ aux artistes interprètes,
1,17€ aux paroliers et compositeurs
et enfin, 3,28€ pour la TVA de 19,6%.

Les maisons de disque prennent donc sans surprise la plus grosse part du gâteau, et c’est sans nul doute de leur part qu’un effort devrait venir. Dans un environnement numérique, leurs frais de promotion pourraient par exemple considérablement baisser, en utilisant Internet comme outil de marketing viral, ce qui aurait également pour le consommateur l'avantage (et non le moindre) de se voir proposer des oeuvres de meilleure qualité. On sait qu’une baisse du prix des CD crée une augmentation des ventes. Lorsque la FNAC a part exemple baissé les prix de certains CD, il s’en est résulté une augmentation des ventes de 500 à 1000% !

Faut-il baisser la TVA ? Non !

Contrairement au mouvement en cours qui souhaite faire baisser la TVA, nous prenons le parti que la baisse du prix doit venir "des majors", l'Etat ayant déjà fait assez d'efforts ! En 1987, la TVA sur les disques était de 33,6% et la taxe fut baissée à 19.6%. Les achats ont alors augmenté de 91%. Dans le même temps, le prix du CD dans les magasins n’avait lui baissé que de 8% (sur les 14% effectifs !). Les 6% restant sont partis à l’époque dans les poches des maisons de disques et des réseaux de distribution pour développer leurs activités et accroître leur position monopolistique….

Les majors et autres distributeurs ont gonflé leurs revenus grâce à cette baisse de la TVA (c'est-à-dire grâce à la perte d'argent public nécessaire au développement de la société dans son ensemble), alors qu'ils pourraient eux même faire un effort et baisser leurs marges si importantes, comme l'a prouvé Universal Music en annonçant récemment une baisse de 30% sur le marché américain...

Une news de : ratiatum.com (Loïc Roman)
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Ali No War http://www.myspace.com/alinowar
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