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Event and Report 01/24/2008 Montréal / Telemeteries #3

 
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Orphée
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PostPosted: Thu 24 Jan - 22:58 (2008)    Post subject: Event and Report 01/24/2008 Montréal / Telemeteries #3 Reply with quote

Montréal (QC) CA

On 01/23/2008, frédéric dumond has written:
gmail_quote

Telemeteries #3
TV & Artists


http://www.cinematheque.qc.ca/affiche/telemetries3.html


Capture extraite de "Défendre son point de vue", Raphaël Boccanfuson, 1997.
Caption extracted from " Defend one point of view ", Raphaël Boccanfuson, 1997.



A program of videos presented by Frédéric Dumond as curator and as artist
@ Montréal


2008, January, Thursday 24th, 7pm

Many thanks: "Est-ce une bonne nouvelle", Paris



Véronique Barani & Christian Barani

"Vidéographe -- Montréal", " Videograph-- Montréal "
Sylvie Roy Program manager

and "La Cinémathèque québécoise" The Quebec film library
Karine Boulanger

Cinémathèque québécoise, The Quebec film library
335, boul. de Maisonneuve Est, Montréal
(Fernand-Seguin room)

http://www.cinematheque.qc.ca/



Program



Une minute de silence, David Ortsmann, 1 :00, France, 2004
One minute of silence
Pendant une minute est montée en boucle dans une continuité parfaite une très courte séquence au cours de laquelle Claire Chazal, la présentatrice du Journal Télévisé de TF1, inspire. Plan séquence étouffant, tout ce que le JT représente est transformé dans un raccourci réellement saisissant (une sorte de noyade cathodique). Une mécanique si bien rôdée, plastique parfaite et pourtant qui ne produit que de l’air…

A one-minute loop, seamlessly edited, presenting a very short sequence of Claire Chazal, the anchor of the TF1 network’s newscast (Journal Télévisé or JT), inhaling. A suffocating sequence: everything the JT represents is transformed in this utterly gripping piece (a sort of CRT drowning). Well-worn machinery, perfectly slick aesthetics, yet emitting nothing but air...




Défendre son point de vue, Raphaël Boccanfuso, 9:30, France, 1997
Defend one point of view
Cette pièce, filmée caméra à l’épaule, à la manière d’un reportage de Journal Télévisé, est une « action » réalisée au cours d’une manifestation de catholiques intégristes à Paris. Raphaël Boccanfuso, une main ouverte devant la caméra, marche à contre-courant des manifestants, intégrés de fait à l’action, acteurs malgré eux. La forme de cette vidéo est directement issue de l’esthétique télévisuelle à laquelle elle emprunte notamment le cadrage et la « mauvaise qualité d’image » chère aux actualités télévisées, où une image qui n’est pas propre est ce qui témoigne de la réalité de l’événement.

This piece, shot with a handheld camera in the style of a JT report, is a performance made during a demonstration of integrist Catholics in Paris. Raphaël Boccanfuso, an open hand held in front of the camera, walks against the flow of demonstrators, who in the process are brought into the action, becoming unwitting actors. This video’s formal approach is drawn directly from television aesthetics, from which it borrows its framing and the “poor image quality” so typical of television news, where a rough image testifies to the reality of the event.


Je dis comment faire… Hakeem b, 3 :10, France / Algérie, 2002
I tell
how to make... Hakeem b.
Une image « sale », comme une mauvaise captation avec un mauvais caméscope, quelque chose qui ressemble aux images en circulation sur Internet ou aux bandes qui sont envoyées à certaines chaînes du Moyen-Orient, puis diffusées en Occident… Et puis la chute, qui immédiatement remet en situation et sape les mécanismes des a priori, des jugements hâtifs, des analyses fondées sur l’ignorance et véhiculées par une machine médiatique prompte aux amalgames.

A “dirty” image, like a bad recording with a bad camera, something like the images floating around on the Internet or the clips from certain Middle Eastern networks shown in the West... And then comes the collapse, immediately thwarting our assumptions, our snap judgments, our analysis based on ignorance and communicated by a media machine quick to confabulate.



Nénesse Café et Adidas, Loïc Connanski, 2:00 et 3:00, France, 1995

Nénesse Coffee Bar and Adidas
Ces vidéos, quasi dadaïstes pour certaines que le réalisateur qualifie de « saynètes sociologico-métaphysiques », détournent des logiques télévisuelles par l’absurde, le presque rien. Reprenant l’esthétique du reportage du JT (Adidas) ou encore de la logique programmatique du flux et de l’info (Nénesse Café), les œuvres de Connanski grossissent le trait. Tout habillage a disparu ; ne restent que les procédés et la structure, cette fois dissimulés sous une évidence caricaturale, trop visible pour qu’on s’y laisse prendre.

The artist calls these videos “socio-metaphysical playlets”; some are almost Dadaist. They derail the logic of television into the realm of absurdity, near-nothingness. Appropriating the aesthetic of the television news report (Adidas) and the programmatic logic of the ebb and flow of information (Nénesse Café), Connanski’s videos broaden the lines. The packaging is stripped away; all that remains is process and structure, now shrouded in a blatant caricature far too obvious for us to allow ourselves to be fooled.


SCHERÜBEL (a sitcom), Klaus Scherübel, 4:25,
Autriche/ Canada/ France, 2003

SCHERÜBEL (a sitcom) examine le code du sitcom et révèle les mécanismes qui façonnent les attentes et les réactions du public.

SCHERÜBEL (a sitcom) scrutinizes the code of the sitcom and reveals the mechanisms that shape the audience's expectations and reactions.


Vitrines et Capital beauté, Thomas Barbey, 1:00 et 1:28,
France, 2000 et 2002
Capital beauty and
Shop window
Vitrines est un assemblage de séquences extrêmement courtes montées en un rythme effréné, capturant ces moments où le décor d’un jeu télévisé s’ouvre pour dévoiler la marchandise gagnée par les candidats. Capital beauté, de son côté, enchaîne les séquences au cours desquelles la marchandise est montrée, proprement désignée par des femmes qui la présentent d’un doigt parfaitement manucuré.

Vitrines is a series of extremely short, frenetically edited sequences of the moments when a game-show set opens up to reveal the prizes to be won by the contestants. Capital beauté compiles sequences in which the merchandise is shown off by the woman – always a woman – who points to it with a perfectly manicured finger.


Germain fait sa télé, épisode n° 6 : Les informations (l’insécurité)
Germain makes his TV, episode #6: Information ( Insecurity)
et épisode # 1 : Urgences, Germain Huby, 6 :00, France, 2000-2002
L’auteur incarne un personnage, un Monsieur tout le monde, qui ne s’exprime qu’avec les voix des protagonistes de la télévision. « Ce personnage un peu fou, possédé par la télévision, incarne à l’extrême la fascination que nous avons tous (à différents degrés) pour ce médium ». Une série réalisée pour l’émission « Die Nacht/La Nuit » de Paul OUAZAN -Atelier de Recherche d’Arte France - © Arte France.

The artist plays a character, an Everyman, who speaks only in the voices of television personalities. “This slightly crazed character, possessed by television, represents the deep fascination we all have, to one degree or another, with this medium.” A series made for the program “Die Nacht/La Nuit” (“Night”) by Paul OUAZAN - Atelier de Recherche d’Arte France - © Arte France.
Some like it sugar, Andrej et Julia Velikanov, 4:00, Russie, 1999
Regard sur le corps de la femme-objet à travers des images de publicité télévisée, montées dans un mixage déjanté. Dédié à Dimitri Shostakovitch.

A look at the objectified female body through images from television advertising edited in a disjointed mix. Dedicated to Dimitri Shostakovitch.


Le meuble italien et 360 degrés de bonheur, Sabine Massenet, 5 :00
& 3 :00, France, 2003 et 2003-2005
The Italian piece of furniture and 360 degrees of happiness
Deux travaux autour de la publicité. Le meuble ici est celui d’un système de cinéma maison, écran plat et son surround, image fixe et grise, dans laquelle la réalisatrice zoome. Alors apparaissent ces merveilleuses images de chevelures toutes différentes mais toutes magnifiques, objets supposés et/ou réels du désir, métonymies de la beauté physique, du désir sexuel, séquences métaphoriques de l’économie pulsionnelle de la télévision. La vidéo 360 degrés de bonheur présente quant à elle les images léchées proposées au désir de tous.

Two works dealing with advertising. The furniture here is a home theatre system: flat screen TV and surround-sound speakers, a fixed, grey image into which the director zooms. Then there appear those wonderful images of hair, all different yet all fantastic, implicit and/or real objects of desire, metonyms for physical beauty, sexual attraction, metaphorical sequences within television’s economy of impulse. Meanwhile, 360 degrés de bonheur presents slick images created to spark everyone’s desire.


Téléfictions n° 3 et n° 5, Frédéric Dumond, 3 :40 et 2 :30, 2003 et 2005

Telefictions #3 #5
Les téléfictions sont un ensemble de pièces vidéos réalisées à partir d’émissions télévisées, principalement de séries américaines, dans lesquelles chaque personnage se passe la parole. Se construit alors un récit poétique, mental, suppléant à un sens commun des fragments de pensée. Ces poèmes audiovisuels semblent parasités par les changements constants de plans et de tonalités. Mais une cohérence visuelle et sonore émane cependant de ce faux zapping minutieusement écrit, reconstituant ainsi un double sens critique, où les modes d’écriture et le niveau de langue de la télévision se réorganisent autrement.

The téléfictions are a series of video pieces made from television shows, mainly American series in which characters exchange words. The result is a poetic mental narrative pointing to a common meaning of thought fragments. These audiovisual are disrupted by the constant changes of shot and tone. But visual and auditory coherence nevertheless emerge out of this faked, meticulously scripted channel zapping, in the process reconstructing a critical double-meaning in which television’s mode of writing and level of language reorganize themselves into something else.


Affinités électriques, Norbert Godon, 10 :30, France, 2007
Electric affinities
« On prend une loupe pour regarder les visages des célébrités politiques qui apparaissent sur un écran (…) et on découvre alors la disparition des visages qui n'ont pas de chair, ne sont que des points de lumières illusionnistes, de la même manière que l'image perçue au travers des campagnes n'est qu'une illusion produite par la somme des petites informations éparses que répandent les médias; si on se rapproche, tout se défait… Il y a les trois couleurs qui font l'image vidéo (Vert/Rouge/Bleu) et les couleurs des trois partis dominants (Vert/Rouge/Bleu) qui, dans les deux cas, permettent de donner l'impression que toutes les couleurs sont présentes, que tous les choix sont offerts… ».

“We use a magnifying glass to inspect the faces of famous politicians appearing on a screen [...] and so discover the disappearance of the faces that have no flesh, that are only illusory points of light, in the same way as an image created by a political campaign is merely an illusion produced by the sum of the scattered bits of information broadcast by the media: if you get too close, it all comes apart... There are the three colours that combine to make a video image (red/green/blue) and the colours of the three main parties (red/green/blue). In both cases, the impression is created that all colours are present, all options available...”


Mes chers ce soir, Julien Gourbeix, 5 :00, France, 2007
My this evening
dear
Sur les images de la journée du 6 mai 2007, deuxième tour des élections présidentielles françaises. Déconstruction de la représentation médiatique du pouvoir. En liaison avec un texte de l’écrivain français Emmanuel Adely, Suite pour violence visuelle n°2.

Over images of May 6, 2007, the date of the second round of France’s presidential election, a deconstruction of the media representation of power. Linked with a text by the French writer Emmanuel Adely, Suite pour violence visuelle n°2.


Las Mujeres de Pinochet, Eduardo Menz, 12:00, 2005

Pinochet's women
Las Mujeres de Pinochet est un court métrage expérimental où le spectateur se voit forcé de jouer un rôle à travers le texte, le son et l’image. On y décortique les structures de classe et la signification de la beauté à travers l’histoire oubliée de deux femmes pendant le régime brutal de Pinochet vers la fin des années 1980. Une manière de revisiter le passé du Chili et de juxtaposer les différentes couches sociales d’un peuple. Prix à la Création artistique du CALQ 2006.

In this experimental short, the viewer is forced to role-play through the repeated employment and alteration of the text, sound and image until his or her expectations have been truthfully realized. The video examines class structure, the meaning of beauty and forgotten history through two very different but significant women during Pinochet’s brutal regime of the late 1980’s.


Alleluia, Christian Barani, 2 :30, France, 2006
La télévision se présente comme le média qui permet d’assister en temps réel à « l’événement ». Elle est l’outil du direct : les retransmissions d’événements sportifs, le JT, les commémorations, les temps forts politiques, les messes, etc. Alleluia filme le dispositif technique, le hors-champ de la télévision et la savante orchestration des moyens humains et robotisés qui permettent de suivre « l’événement ».

Television presents itself as the medium that makes it possible to attend events in real time; the medium of choice for live sports, newscasts, memorials, major political events, ceremonies, etc.
Alleluia reveals the technical apparatus of television's backstage and the deft orchestration of human and robotic elements necessary to achieve the live effect.







_._._.__._._._.__._.__._._._._._._____.
Ali No War http://www.myspace.com/alinowar
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PostPosted: Thu 24 Jan - 22:58 (2008)    Post subject: Publicité

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Lorelle
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Joined: 29 Nov 2007
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PostPosted: Tue 29 Jan - 04:07 (2008)    Post subject: Telemeteries #3 Curator Statement by Frederic Dumond Reply with quote

TELEMETRIES #3 - ARTISTS AND TELEVISION  
By Frédéric Dumond  
A initiative of l'Espace videographe

Television is a flux, an object, a piece of furniture, a telecommunications medium, and a daily presence. It is also food for thought that we all too rarely think about.It is a hybrid object that has no value until it is on and connected : the black screen, the “window open to the world,” is a frankly pointless surface when not displaying images. In the off state, its opacity and silence signal a solitude that seems unbearable in a world that has been transformed into a global village by the relentless rise of communications and telecommunications[1]. “When the television is off, the world is on pause”, as Vito Acconci puts it[2].
In a very strange way –or a most obvious way if we consider what it affects, i.e. our impulses- it has “imposed itself” on every home, become a key part of daily life for the great majority, and, still more, a key part of economic and political life. A source of entertainment, it is also the place for political discourse, the medium through which the “reality” of the world is shown to everyone simultaneously in an eternal stream of updates.

In the television’s early days, some saw it as a means of transmitting thought and movement to the largest possible audience. Filmmakers like Antonioni and Godard, figures from the art world like Gerry Schum, and artists such as Schöffer and Buren created forms that aspired to become part of television programming. There was a belief that one could make art on and with television. But those experiments, relevant as they may have been and diverse as were the political, economic, commercial and cultural conditions into which they were absorbed, remained isolated. They did not generate energies or dynamics capable of sparking an evolution or a change in television’s programmatic logic.
Television did not follow the path of communication of knowledge, nor of the transfer of power, nor of thought. Instead it closed itself to art and creativity, imposing a schedule of shows that excludes everything that fails to fit within its logic. Very early on it surrendered to the shackles of economics and power.
Today, television is above all a peddler of merchandise. It transforms everything it presents, whether culture or news, into consumer goods and objects of spectacle. As a rapid succession of unedited sequences it calibrates what it broadcasts, homogenizing its “subjects”. Nothing is allowed to break out. In such conditions, the other can only exist under the guise of sameness; it cannot take its own place. It seems we need to recognize ourselves within a proximate television, a place shared by all (a ground zero of otherness)

And yet the other is a primary artistic preoccupation. The place (positional, territorial) where artists create, work and transform is about the other. So, it engages with difference, dispute (is simply taking a position tantamount to declaring war?!) and differance[3], by temporizing and spacing the world. Taking time, disagreeing and keeping one’s distance: these are some of the issues at stake in artists work with television and their temporal displacement of the permanent present tense of television’s flux.

To use what television emits in order to create is to stand in opposition to the hypersynchronization of programs[4] by slowing the flux, by constructing q memory of what is destined to happen. A grammar is thus constitued, a grammar both unique and shared, which gives meaning and reinserts the other into that which only generates sameness. Writing television, representing it otherwise by changing the images point of origin. Making it, at long last, a temporal object.





[1] Marshall McLuhan, 1962[2] Loosely translated from Vito Acconci . Television, meuble, sculpture, chambre avec vue américaine in la video entre art et communication, group work, Paris ensba 1997[3] We will designate as différance the movement according to which language or any code, any system of referral in general is constituted “historically” as a weave of differences. Is constituted, is created, movement, historically, etc...necessarily being understood beyond the metaphysical language in which they are retained, along with all their implications. We ought to demonstrate why concepts like production, constitution and history remain in complicity with what is at issue here.(Jacques Derrida). La différance paper presented to the Société française de philosophie, january 27, 1968, published simultaneously in the bulletin de la société française de philosophie (July – september 1968) and in Theorie d’ensemble (coll. Tel Quel) Ed. du Seuil, 1968. Translated by Alan Bass Margins of Philosophy (University of Chicago Press, 1982).

[4] Bernard Stiegler, la télécratie contre la démocratie, Flammarion 2006.







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