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[W] MARIE CLAIRE Interview - Julien par Doré

 
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Lorelle
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PostPosted: Tue 10 Jun - 04:37 (2008)    Post subject: [W] MARIE CLAIRE Interview - Julien par Doré Reply with quote

http://www.marieclaire.fr/mcl/1234-stars/1238-star_express/235921-julien-do…

MARIE CLAIRE – Julien par Doré 6 juin 2008

Histoire de faire tomber la pression avant son album, on lui a laissé le choix du lieu, des fringues, du photographe… C'est chez lui, à Paris, très rock chic, que Julien nous a reçus pour parler de sa vie avant et après « Nouvelle Star », de son amoureuse, de ses tatoos… Un chanteur qui assume.
Marianne Mairesse

Julien lâche le second degré pour nous parler de lui
C'est un garçon made in TV qui vaut plus que ce label. La preuve : l'attente pour son album, énorme. Il a voulu faire la photo dans son salon. Probablement pour montrer ses tripes et son sang, lui qui fut cantonné à un engouement, une promesse. Dans son appart sous les toits, il y a un tourne-disque, des œuvres dadaïstes, des santiags en python et un autographe de Sim. Il y a du décalage et de l'art contemporain chez cet homme-là. Face à face, il a lâché le second degré pour nous parler de lui. Il a soif et peur de se faire connaître. Son album, « Ersatz », qui sort le 16 juin, est cru, sombre, léger, joueur. Julien Doré, au nom si XIXe, chemine vers son histoire. Il se définit pour nous dans Marie Claire.



Moi dans Marie-Claire
« J'ai eu envie de contrebalancer les portraits dans « Paris Match » et « Gala » : la jolie petite famille assise sur le canapé avec le chien. Du coup, ça m'a fait marrer de poser dans mon salon, avec mes éléments : le tableau d'une bite peinte par mon pote Julien Francioli, une litho de Gustave Doré, une photo de Joseph Beuys, le slip avec lequel j'ai posé pour mon album et une guitare Gretsch de 1958. »

Mes fringues sur la photo
«Ça fait deux jours que je suis habillé comme ça : un Levi's, un T-shirt American Apparel, ma veste qui vient des fripes. Mes chaussures sont ce qu'il y a de plus cher sur moi, je n'avais jamais eu l'occasion d'en porter des comme ça avant. J'ai aimé pouvoir en offrir à mon père. Comme j'ai aimé découvrir les costumes Dior sur « Nouvelle Star ». J'aime beaucoup les fringues. Je viens de trouver des santiags en python que j'adore.»

J’ai la trouille
« Je dors très mal, je suis vraiment terrorisé par la sortie de mon album. J'en parlais hier encore à ma meuf (Louise Bourgoin, la miss météo de Canal+, ndlr) et à Virginie Efira, que je vois souvent. C'est bizarre, j'ai l'impression de revenir après avoir existé à travers une image, des interviews sur du vide, car mon existence était juste celle d'un mec qui a gagné un jeu télé. Aujourd'hui, je ne peux plus être dans le second degré et le cynisme. Cet album, c'est mon premier degré, ma poésie, mon lyrisme, plus violent et plus brutal que ce qu'on sait de moi. Il n'y a pas une seule seconde que je n'assume pas. Cette fois-ci, je suis prêt à me défendre. »


Quand je regarde ma vie d’avant
« Il y a un peu plus d'un an, je me levais à 6 heures du matin pour nettoyer les façades de la Banque Populaire, changer les néons, ramasser les sacs-poubelles emplis de papiers confidentiels, faire du Placo, de la maçonnerie. Ça me permettait de payer mon appart à Nîmes et de ne rien demander à personne. Quand je suis allé voir la première émission de « Nouvelle Star » 2008, j'étais très mal à l'aise, sans savoir pourquoi. Je pense que ça symbolise toute la violence de mon histoire. »

« Bouche pute »
« C'est le titre qui reflète le plus ce que je suis, mon travail. C'est le premier que j'ai écrit en français. Je suis fasciné par Dutronc, Biolay, certains mots de Brel. Mais j'avais peur d'écrire des histoires d'amour. Je déteste les textes de Renan Luce ou de Zazie, ces jeux de mots faciles sans images, sans poésie. Je les respecte, mais ce n'est pas ma came. « Bouche pute », c'est un rapport sexuel qui dépasse une sorte de normalité. C'est de l'amour. Je veux continuer à traiter ma meuf de « Bouche pute ». Là, au moins, je sais pourquoi je bande. »

Je ne parlerai pas de drogue
« Je refuse d'être provoc et rock'n'roll pour vendre. L'autre jour, je regardais « 7 à 8 », où Julien Clerc racontait, dans sa chemise à fleurs, qu'il avait pris beaucoup de coke à l'époque de « Hair ». Quand je discute avec Arno, il ne me vend pas qu'on va se soûler la gueule. Daniel Darc passe beaucoup plus de temps à parler de sa poésie que de ce qu'il s'est mis dans le bras. Je trouve ça plus juste. On sait tous que ça existe depuis des centaines d'années : que ce soit Bacon, Lautréamont, Toulouse-Lautrec… Mon éducation m'empêche d'aller jusque-là, en tous les cas pour vendre un disque. »

Mes jeudis soir avec Corinne Touzet
« J'ai un rapport affectif aux téléfilms du jeudi soir. Je regardais Corinne Touzet, « Navarro », « Le juge est une femme ». Gamin, c'était « Hélène et les garçons », « Premiers Baisers », j'étais dedans. Ça ne me pose pas de problèmes de le dire, ça fait partie de moi, avant mon éveil aux beaux-arts. Comme « Tu m'oublieras », de Larusso. On écoutait cette chanson en voiture quand on allait chez Castorama avec mes parents. Le dimanche après-midi, je regardais la GRS sur France 3 avec les filles qui traversent le tatami en diagonale… C'est ces moments horribles où, à 13 ou 14 ans, tu regardes la télé car tu n'as pas de meuf, pas vraiment de potes. J'étais fils unique. Je jouais de la guitare, mais je n'osais pas chanter. Je n'avais pas confiance en moi. Ça ne fait que quatre ans que je chante. Heureusement que le casting de « Nouvelle Star » est arrivé ; sinon, je n'aurais jamais rien fait. Je n'aurais jamais eu l'audace. »

Je m’appelle Doré
« Gustave Doré était mon arrière-arrière-grand-oncle. Depuis que je suis gamin, je vis avec des livres plus grands que moi qu'il a illustrés : « L'Enfer », de Dante, la Bible, « Gargantua », de Rabelais. Forcément, ça m'habite. »


Le plus beau regard posé sur moi
« Il y en a deux, c'est un peu pathos… Celui de mes parents à mon premier concert, au Saloon, à Nîmes. Ce regard-là était particulier car ils ont senti que quelque chose se passait. On a continué à faire des concerts dans des bars avec mes potes, on était payé en bière. Le deuxième beau regard posé sur moi, c'est ma meuf ce matin. Ce sont les deux regards les plus précieux, ceux avec lesquels j'avance, ceux qui me font du bien. »

Le vertige
« Il m'est arrivé plusieurs fois de rêver que je me réveillais dans mon studio, à Nîmes, que je n'avais jamais rencontré la meuf avec qui je vis et que je n'avais jamais vécu ce que j'ai vécu. »

Mes parents tels qu’ils sont
« Ils vivent toujours à Lunel, dans l'Hérault, la ville où j'ai grandi. Mon père est vendeur sur eBay, ma mère fait les colis. Ils travaillent à la maison. Mon père m'aide pour les papiers. C'est bizarre d'avoir soudain un manager, un comptable, une avocate. Quand on demande à ma mère ce que je deviens, elle doit être ravie de répondre que je passe à la télé. Ça me fait marrer. Elle achète « Femme actuelle », et quand j'aurai une interview dans ce magazine, si elle est réussie, je serai content. »

Le regard des filles sur moi
« Il est récent. Je n'avais pas l'impression de séduire avant. J'étais plus timide. Avec la télé, ça a été un peu violent. Je l'ai particulièrement senti chez les filles de la trentaine, parce que ça ne m'était jamais arrivé avant. Ces regards, je ne peux pas m'en moquer, je suis même fasciné. Plaire, ça m'a manqué pendant longtemps. Que ta grand-mère te dise que tu es le plus beau, c'est génial, mais c'est ta grand-mère. Mais ce n'est pas une quête. En ce moment, je suis fou amoureux. »

Mon corps est comme un frigo sur lequel j’applique des post-it
« J'ai une fascination pour les tatouages, qui sont des Post-it. Il y a un décalage entre l'importance du geste, le côté indélébile, et le ridicule de ce que je fais écrire : « Dig up Elvis », « Jean d'Ormesson », « Marcel Duchamp ». J'aime être colorié, je trouve ça beau. Moi, ça me fait marrer, le dauphin sur l'épaule d'une fille. Je n'ai jamais pensé à me visualiser avec à 70 ans, je m'en fous. J'aimerais m'en faire d'autres, peut-être « Ersatz », le nom de mon album. »

Moi sur scène
« Je n'ai pas fait de live avec mon groupe depuis novembre, et je ressens un manque physique. C'est une violence, quelque chose de brut, d'intense, dont j'ai besoin pour contrebalancer le fait de se contenir et de donner une image. Je suis fasciné par la sueur sur scène de mecs comme Jim Morrison ou Dave Gahan (le chanteur de Depeche Mode, ndlr). C'est une transe. En tout cas, c'est un endroit qui m'est donné et que je ne peux pas laisser comme ça. »


La question que je me poserais
« "Vas-tu acheter l'album de Julien Doré ?" Et je répondrais : "Non, je vais le télécharger. Comme tout le monde." »
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PostPosted: Tue 10 Jun - 04:37 (2008)    Post subject: Publicité

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Orphée
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Joined: 15 Dec 2007
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PostPosted: Thu 12 Jun - 00:21 (2008)    Post subject: [W] MARIE CLAIRE Interview - Julien par Doré Reply with quote

ah ! merci Lorelle
_._._.__._._._.__._.__._._._._._._____.
Ali No War http://www.myspace.com/alinowar
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