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[P] PLAY BOY (FR) - Oct.07 -Julien Doré : la nouvelle star mise à nu

 
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Lorelle
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PostPosted: Sun 23 Dec - 03:16 (2007)    Post subject: [P] PLAY BOY (FR) - Oct.07 -Julien Doré : la nouvelle star mise à nu Reply with quote

L’INTERVIEW PLAY BOY (FR) N°83 – Octobre 2007



Julien Doré : La nouvelle star mise à nu

Julien Doré, 25 ans, n’a pas seulement remporté La Nouvelle Star (M6), il nous a ouvert les yeux en jouant avec son cœur des comptines au ukulélé, fait vibrer en entonnant un Tainted Love démoniaque, ou un Moi, Lolita habité. Pas mal pour une émission de variétés en prime time ! Ses tatouages – « Jean d’Ormesson », « Marcel Duchamp » ou « Artist » - affirment au plus profond son amour pour la culture, l’intelligence et l’autodérision. Julien Doré se confesse ici parce qu’il est tout simplement le play-boy de l’année. Par Yan Céh. Photos, Grégoire Alexandre.


PB : Julien, La Nouvelle Star, comment ça s’est passé ?
JD : Des potes m’en ont parlé. A l’époque, j’étais au chômage. J’avais fini les Beaux-Arts depuis deux ans, fait de la manutention, des trucs comme ça et je donnais des concerts avec mes groupes, The Jean d’Ormesson Disco Suicide, Dig Up Elvis… A tout ce qui m’arrive, j’ai besoin de greffer une équipe de confiance. Je suis parano, je veux absolument avoir le contrôle total sur ce que je fais artistiquement. Je suis toujours premier degré sans être moqueur. Il faut que je sois maître de ce que je produis. Si je n’ai pas ce pouvoir, je n’ai aucun problème à retourner chez moi faire de la musique. Vraiment. J’ai construit un travail artistique moi-même, aux Beaux-Arts. Ce n’est pas pour rien.

PB : As-tu des souvenirs de ton enfance ?
JD : Pas des masses. Mais ça s’est plutôt bien passé. Je suis fils unique, donc c’était pas très mouvementé. J’ai été immédiatement mis dans une forme de solitude, que je me suis créée… C’était le besoin de me construire et de réfléchir seul. Et ce sentiment, je l’ai toujours. C’est pour ça que j’ai beaucoup de mal à vivre avec quelqu’un. Vivre avec une fille, c’est difficile pour moi. Je suis totalement bipolaire. Je passe d’un état d’euphorie absolu à un état de déprime immense…

PB : Et tes parents ?
JD : Mon père, il est vendeur sur eBay… Sa passion, c’est acheter des objets et les vendre ensuite sur Internet. Au Japon, aux Etats-Unis… Il vit de ça et ma mère bosse avec lui. Il récupère des objets, beaucoup de luminaires… Elle fait les colis, s’occupe d’envoyer les trucs… C’est bien parce qu’ils ont la possibilité de travailler à la maison, cools. Ils font leurs trucs. Ils sont entre Nîmes et Montpellier, à Lunel… Quand j’étais enfant, mon père bossait dans une compagnie aérienne. En fait, j’avais mon monde. Les connections directes et brutales avec le monde extérieur me faisaient peur. C’est toujours le cas en fait.

PB : Et comment l’art, la musique sont-ils arrivés dans ta vie ? Te souviens-tu du premier disque que tu as acheté ?
JD : La musique, c’est arrivé super tard. Ca ne fait que quatre ans que je chante… Tout est lié. Le basculement s’est fait quand j’ai fait le choix de faire les Beaux-Arts. La musique que j’écoutais n’était pas la même avant. Ce que je regardais et la manière dont j’en parlais n’étaient pas les mêmes avant les Beaux-Arts. Ca a véritablement changé ma vie et la façon de voir ce qui se passe autour de moi… Avant, j’étais un type de 18 piges comme n’importe quel mec de province qui se cherche. J’écoutais de la merde. Mais j’étais touché par des choses quand même. Comme Lolita d’Alizée. Au premier degré, comme une sorte d’affect. De même que j’ai été touché par un morceau de Larusso. Sans rire. Après, j’écoutais des trucs comme Nirvana. Et, paradoxalement, Iron Maiden. J’avais tous les albums. Mes deux blocs, c’étaient Nirvana et Iron Maïden. Sinon, j’avançais dans un quotiden tout à fait banal, entre la radio, la télévision… Puis, les Beaux-Arts sont arrivés. Et je me suis fait une culture musicale en cinq ans. Enfin, une culture tout court en cinq ans. Et ce soir, je rencontre Christophe, chanteur que j’admire plus que tout. Je ne sais pas comment ça va se passer…

PB : Et donc, les Beaux-Arts… Pourquoi les Beaux-Arts ?
JD : Le fait de ne pas avoir assez d’argent pour faire une école de théâtre. Aussi simple que ça. Je me suis dit : « Tu rêves d’être comédien depuis que tu es gamin, c’est logique… »

PB : Tu rêves d’être comédien ?
JD : Oui. La musique, c’est pas mon truc. Enfin, c’est mon truc, mais c’est pas LE truc. Je veux être acteur. Vraiment… Ma vraie vocation, à la base, c’est la comédie. J’aime jouer. J’ai donc fait les Beaux-Arts par… association d’idées et pour continuer mes études avec mon meilleur pote, bassiste dans Dig Up Elvis, qui s’appelle Julien. Et, en même temps, c’était inconscient, mais j’avais la possibilité aux Beaux-Arts d’associer toutes ces choses qui faisaient partie de moi. D’utiliser mes sens au mieux en faisant des vidéos, de la musique aussi… Mon boulot artistique, il s’est épuré au fur et à mesure. Je souhaitais acquérir le statut d’artiste, sans produire d’œuvre… Enfin, l’idée d’œuvre aujourd’hui avec l’aura etc.., ne m’intéresse pas réellement. C’est pas forcément l’idée d’artiste sans œuvre, mais j’avais l’impression que tout ce que je produisais ne dégageait rien… Et ça dégageait quelque chose quand j’en parlais. C’est en ça que l’escroquerie de l’art contemporain aujourd’hui est fabuleuse… C’est que c’est une mafia, et un réseau étatique des plus sordides. Ca fonctionne avec des petites élites et il est temps que cela change. Il y a quand même des pièces fortes. Je suis fasciné par le travail d’un artiste comme Gianni Motti, Maurizio Cattelan aussi, et des tonnes d’autres choses. Moi, je fonctionne par rapport à une chanson, un film, une œuvre… D’autres choses du même artiste ou auteur peuvent me faire chier… Le dernier Lynch, Island Empire, je l’ai trouvé mieux que Mulbelland Drive, par exemple. Je me dis : « Ben voilà, enfin un mec qui assume de faire de la vidéo ». Et je pense qu’il est fait pour ça. Son dernier film résume assez bien sa manière de voir le cinéma, le rôle que doit occuper l’actrice… Pour revenir aux Beaux-Arts, j’en suis arrivé à n’être pas certain de vouloir faire ces études-là, ou de suivre ce chemin. Mais, en même temps, je reste fasciné par le fait de m’être battu avec des prof de 60 balais qui n’avaient qu’une envie : me jeter. Ils ne voulaient pas que je leur ôte le pain de la bouche en devenant prof aux Beaux-Arts. Parce que la seule ambition quand tu sors des Beaux-Arts de Nîmes, vu qu’il n’y a pas de galeries, c’est de faire deux, trois expos pour devenir prof aux Beaux-Arts. J’en ai rencontré des vachement bien, mais il y a toujours ce truc-là, ce réseau étatique dépendant de subventions, de la D.R.A.C. (Direction Régionale des Affaires Culturelles) etc.., qui m’a toujours donné envie de gerber. Et comme je trouvais que j’étais meilleur lorsque je racontais mes travaux, je me suis dit qu’il valait mieux que je chante, avec mes potes. Je me suis dit « groupe de rock », c’est cool.

PB : Il y a beaucoup d’étudiants en art qui sont devenus rockers. Quand on pense à Bryan Ferry et Brian Eno, avant de devenir Roxy Music…
JD : C’est vrai… Pour revenir à l’art, quand je file à Gala, qui me demande une photo de moi enfant, une photo de gamin que je trouve sur Google, c’est une pièce. Une œuvre, pour moi.

PB : Ce qui est finalement plus intéressant dans l’art, c’est le geste, plus que l’œuvre…
JD : Oui, mais la manière de le diffuser est intéressante aussi. Le fait de pouvoir produire ce geste est intéressant, je pense. Qu’il y ait alors cette amplitude… Pareil, lors d’interviews, j’ai balancé de fausses informations, et cela me fait marrer de voir la rapidité et la puissance données à ces informations. Je me régale. (Rires). Passer de Télé Poche aux Inrocks et lâcher des trucs totalement différents…

PB : Et sinon, ta conception de la vie, c’est quoi ?
JD : La conception de la vie, je ne sais pas. La conception de ma vie, c’est difficile. Je me suis rendu compte que je passe ma vie à souffrir constamment, par le fait d’être rongé tout le temps par des questions… des doutes. Questions existentielles pour travailler, pour être, tout simplement. Si j’ai pas ce sentiment, je n’ai pas l’impression d’exister.

PB : On le sent quand on écoute les morceaux mélancoliques de The Jean d’Ormesson Disco Suicide ou Dig Up Elvis…
JD : C’est sûr, je ne me marre pas. Mais parfois, l’approche des gens dans la rue est difficile pour moi. Je les fais sourire alors que je ne rigole pas. Je suis gêné par l’hystérie. J’ai vachement de pudeur, en fait. Je ne supporte pas que l’on vienne vers moi en pensant que je suis dans la vie le même que l’on voit sur scène ou dans La Nouvelle Star. Lorsque je suis sur scène, il y a une pulsion incontrôlée quand je sens la musique qui me porte…

PB : Tu deviens autre. Il y a une animalité très masculine lorsque tu es sur scène, que l’on ne ressent pas forcément lorsqu’on te voit, avec ta fameuse barrette, élément qui renvoie plutôt à un univers féminin
JD : Tout à fait. C’est constamment… un début de morceau avec une voix grave et posée dans les basses et une fin de morceau en hurlements aigus… C’est le principe de base du coït à la con et c’est comme ça que ça fonctionne. (Rires) C’est la façon dont je vois la musique ; c’est ce qu’elle me fait. Dans mon doute et ma maladresse, j’ai aussi envie de séduire, j’en ai conscience.

PB : Ta séduction va vers les femmes, mais penses-tu qu’elle aille aussi vers les hommes ?
JD : Ca dépend du contexte. C’est un contexte d’image, de diffusion de message. Je m’en fous. Je suis fasciné par les femmes et par ce qu’elles me donnent à voir. La manière d’utiliser mes sens vient de là. J’aime beaucoup séduire les femmes. C’est risqué, ça pose problème, mais c’est assumé. J’aime bien le rock’n’roll pour les nanas. Faire de la musique pour baiser. (Rires). Mais je ne suis pas non plus à fond là-dedans. C’est aussi une posture… Je tombe amoureux souvent. Malheureusement. Mon problème c’est que je donne tout en deux semaines, et puis ça passe aussi vite que c’est arrivé. Quand je tombe amoureux, je reste très premier degré. Et je ne peux pas mentir. Jamais. Je suis toujours à 100% en amour comme en musique. Et lorsque tu sors d’une émission comme celle-là, tout est encore plus compliqué, les relations sont souvent faussées. Et j’ai quand même la chance de ne pas être footballeur. Si j’étais footballeur, je pense que ça serait encore plus difficile, car il y aurait encore moins de référents. Là, je me dis que la fille qui m’approche aime peut être ma musique, ce que je dis. Ce n’est pas que l’image télé, j’espère.

PB : Et quand tu étais un « inconnu », à Nîmes, cela se passait comment avec les filles ?
JD : J’avais du succès à la fin des concerts… Mais sinon, rien de très incroyable… Les Nîmoises sont jolies, mais je n’avais pas un succès fou…

PB : Et quelles sont les femmes et les filles que tu admires aujourd’hui ?
JD : C’est assez large…

PB : Kate Moss ?
JD : Non, ce n’est pas du tout mon style. Moi, ça va de Marilyn Monroe à Marina Foïs. Grosso modo (Rires)

PB : Il n’y a pas une nana qui t’étonne, qui te surprend ?
JD : J’ai compris, avec l’émission télé, qu’il y avait un tel décalage entre ce qui était montré et réalisé en termes d’image et le moment où tu rencontrais la personne… Tu te fais souvent des idées, loin de la réalité…

PB : On parlait de Britney Spears en arrivant…
JD : Oui… En fait, j’aime bien le personnage et même musicalement, il y a des morceaux qui me touchent… Toxic, c’est excellent.

PB : Et le désir ?
JD : C’est aussi quelque chose que j’ai appris à exploiter et à mieux comprendre avec les Beaux-Arts…

PB : Et la littérature ?
JD : J’ai vraiment été marqué par Bouvard et Pécuchet de Flaubert. Cette balade, pas candide, mais une balade dans un univers en étant le roi des cons. (Rires). J’aime bien Houellebecq aussi…

PB : Tu connais l’album Présence humaine qu’il a fait en 2000 ?
JD : Non, je ne savais pas qu’il avait chanté. Ca m’intéresse. En fait, je n’ai pas beaucoup lu ses livres, mais pas mal de ses interviews et j’aime bien sa vision de l’écrivain, ses interrogations sur comment on peut écrire encore, aujourd’hui. Sinon, j’ai plutôt lu des livres sur l’art et la philosophie. Jean Baudrillard, par exemple, les Cool Memories, j’adore. Et un livre qui m’a vraiment marqué, L’Art à l’état gazeux d’Yves Michaud. Je l’ai trouvé assez juste : c’est vraiment ma vision de l’art aujourd’hui…

PB : De l’art à la couture, il n’y a qu’un pas. Lorsque tu chantes, tu fais beaucoup de reprises, et ce mot de « reprise » vient de la couture, l’idée de reprendre, de redonner forme. On parle d’ailleurs beaucoup de toi en termes de mode, la façon dont tu t’habilles, les détails vestimentaires…
JD : Tu passes à la télévision donc on s’intéresse à ton image. Les reprises, ça vient de loin. On a commencé avec des morceaux disco qui nous touchaient, mais dont on voulait donner une autre direction. Au début de notre reprise de Self Control, tube des années 1980 (de Laura Branigan, ndlr), on a mis une voix off venant de Prison Break, la série télé. Au début de chaque épisode, tu as le résumé, et là on a mis le résumé en américain. J’aime bien la sensation que cela produit.

PB : Le fond change-t-il aussi ?
JD : On peut dire que c’est de l’escroquerie, mais aussi quelque part, tu touches les gens et tu les emmènes ailleurs. C’est comme un guide. Dans le sens où tu prends et tu emmènes vers un autre univers, un cheminement vers toi. Une balade.

PB : J’ai l’impression qu’avec toi on assiste à l’aboutissement de quelque chose, car les reprises, ce n’est pas nouveau, Béatrice Ardisson, par exemple, en a fait un concept déployé sur une collection de disques, des compilations qui ont popularisé cette idée… Dans cette idée de reprise, on revisite le passé et en même temps on tire les gens vers quelque chose de nouveau
JD : Oui, je connais ses compilations. L’idée de s’approprier quelque chose et de le réinterpréter a toujours existé. Aux Beaux-Arts, je faisais ça avec des images, déjà. Nous faisons du rock postmoderne. Musicalement, je ne peux pas dire « je fais du rock » comme les Clash faisaient du rock. On a plein de groupes aujourd’hui totalement sans intérêt. Faire du rock’n’roll aujourd’hui, c’est juste pas possible.

PB : La sous-culture aurait-elle définitivement gagné et serait-elle donc devenue obsolète ? Si la haute culture n’existe plus ou n’a plus le pouvoir, comment être rebelle sans référent ?
JD : Je suis parfaitement d’accord. J’ai un souci pour écrire des morceaux. En réinterprétant, tu crées un décalage qui devient intéressant…

PB : Radiohead est sans doute un des seuls groupes qui signifie autre chose, qui veut dire quelque chose et qui dit quelque chose de notre époque… Comme Pink Floyd à son époque.
JD : Oui, sans doute. Aujourd’hui, dans la vague rock, il est très difficile d’exister réellement. C’est super fatiguant d’avoir conscience de ce que tu es et du système dans lequel tu évolues.

PB : Et les White Stripes ? Tes reprises avec tes deux groupes font comme eux référence à la musique noire du Sud des Etats-Unis…
JD : C’est vrai. J’aime aussi The Kills ; ils sortent du lot. Il y a une vraie particularité dans le son de ces groupes. Des bonnes chansons et un son unique. Je confonds des tonnes de groupes… Là, nous commençons à travailler sur notre album. J’ai envie qu’on compose au maximum. Avec le moins de reprises possibles. J’ai envie de rencontrer des gens, encore, et de travailler avec eux… Le single Moi, Lolita a plusieurs versions, et reflète bien mes manières de voir.

PB : Et l’argent dans tout ça ?
JD : Pour le moment, je n’ai pas gagné grand chose. Tu ne gagnes rien quand tu fais l’émission. Pour le moment, j’ai une avance sur mon album. Mais je n’ai pas d’argent aujourd’hui. Quand tu sors de l’émission, tu n’existes plus. J’ai de la chance d’avoir signé avec le label Jive, je pense que ce sont les meilleurs pour bosser. Et sinon, je continue à payer mon abonnement Internet à Nîmes. (Rires) L’émission, c’est un moyen d’être exposé rapidement, mais pour l’instant, il n’y a rien. Il faut que je finisse mon album…

PB : Et pourquoi avoir choisi le nom de Jean d’Ormesson pour ton groupe ? Tu as lu ses livres ?
JD : Je n’ai jamais lu Jean d’Ormesson. On était bourrés, on cherchait un nom de groupe, on a balancé ça, on s’est dit que ça sonnait bien. C’est tout.

PB : Dans le roman de Thomas Lélu, « Je m’appelle Jeanne Mass », il parle lui d’un groupe qui s’appellerait les Gilles Deleuze. La similarité est troublante…
JD : Je sais. Pourtant, on m’a donné le livre quand je suis monté à Paris pour faire le casting de l’émission. Un de mes meilleurs potes me l’a offert. C’est drôle. On a une pensée assez proche. Même dans nos approches artistiques. Il y a pas mal de ses images qui sont proches des choses que je faisais aux Beaux-Arts…Récupérer des images sur Google, les recadrer, les renommer, ce sont des pratiques communes. C’est hallucinant. (Rires). Aimer des choses très populaires, et d’autres beaucoup moins, et assumer toutes ces choses, c’est exactement comme nous sommes, moi et Thomas… Larusso et Baudrillard…

PB : Et Duchamp est-il encore pertinent aujourd’hui ?
JD : Je ne sais pas. C’est juste que quand je vais voir des expos au Palais de Tokyo ou ailleurs, j’ai l’impression qu’il avait déjà fait ces choses-là, en mieux… en 1914. Je ne comprends pas que Duchamp ne soit pas plus connu aujourd’hui. A un moment, pendant La Nouvelle Star, j’en avais marre, et je voulais arrêter l’émission pour aller jouer aux échecs. Comme Duchamp, lorsqu’il avait arrêté l’art. Pour moi, cela aurait été une belle envolée. Mais finalement, je serais retourner à Nîmes à m’emmerder. Le Grand Verre, ça me parle. Je suis aussi fasciné par des interviews de Warhol.

PB : Et Play Boy ?
JD : Je n’ai pas de respect pour le corps. Je note des trucs sur moi. Pour ne pas oublier. C’est comme des post-it.


Playboy France MySpace http://www.myspace.com/playboy_france


www.myspace.com/digupelvis
www.myspace.com/thejeandormessondiscosuicide




Source des scans : forum crazy-julien.xooit.com
http://crazy-julien.xooit.com/t2154-Playboy.htm?start=270
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PostPosted: Sun 23 Dec - 03:16 (2007)    Post subject: Publicité

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Orphée
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PostPosted: Mon 4 Feb - 19:33 (2008)    Post subject: Julien Doré @ Plaboy Photographies Reply with quote

Playboy France MySpace http://www.myspace.com/playboy_france


Clic!






Les scans de Wizz extraits de Playboy N°83
@ http://crazy-julien.xooit.com/t2154-Playboy.htm?start=270
sont réimplémentés sur ce site par respect de la bande passante du site source (pas de fishing).

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Ali No War http://www.myspace.com/alinowar
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