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[P] ROCK MAG 87 - AVRIL 2008 - Bouche pas pute.

 
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Lorelle
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PostPosted: Wed 9 Apr - 23:10 (2008)    Post subject: [P] ROCK MAG 87 - AVRIL 2008 - Bouche pas pute. Reply with quote

ROCK MAG 87 – AVRIL 2008


RENCONTRE JULIEN DORE
Par Morgan Le Bervet et François Berthier
Photo François Berthier


 




Source scan : http://crazy-julien.xooit.com/t3535-ROCKMAG-AVRIL-n-87.htm?start=60




BOUCHE PAS PUTE


Tout et surtout n’importe quoi circule dans la presse et sur le Net à propos de son album… Mais Julien Doré n’avait encore jamais donné de rendez-vous pour présenter son travail en cours. C’est désormais chose faite. Avec Rockmag, bien sûr !


Nous devions passer la semaine précédente, mais le rendez-vous avait été reporté car il était en plein mix. Julien se décide finalement pour le 26 février. C’est donc impatients que nous arrivons à 15h55 au studio parisien de la Reine Blanche, près de la Place d’Italie.


Julien semble quelque peu énervé quand nous nous pointons : il parle avec son manager et son directeur artistique d’une fausse page Myspace à son nom et a de sérieux doutes sur une fan qui le harcèle depuis son passage à la Nouvelle Star et qui lance des rumeurs. Ambiance. On plaisante quand même sur le sujet et on se pose autour de la console  de mixage : Julien a sélectionné 4 titres. On appréhende : et si on déteste ?


« Acacias » C’est Ben de Herman Dune qui se colle aux guitares et Morgane de Cocoon aux chœurs. Il s’agit de folk planant. Plutôt pop et mélancolique.


« Pudding Morphina » C’est un titre écrit il y a 5 ans’ Morceau intense, triste, ou rythmé par la longue fuite d’un piano, faisant parfois penser à du Ghinzu ou du Flaming Lips.


« Soirée parisienne » Titre pour danser assis, avec un Martini Gin à la main. Ambiance à la Katerine sur « Je vous emmerde « , avec beaucoup de cuivres et de moquerie. Les soirées branchées en prennent pour leur grade : un peu cliché, mais les Parisien(nes) vont forcément adoooorer.


« Bouche pute » L’ovni qui nous a scotchés. Ce doux poème sur l’amour sale est un petit chef-d’œuvre. On sent l’influence de Christophe et de Benjamin Biolay. Le morceau se termine par une très longue plage instrumentale enivrante. Le pied.


Sur la quinzaine de titres enregistrés, 12 devraient se retrouver sur l’album. La tracklist reste donc à définir. Le chanteur est très concentré pendant l’écoute, tête baissée et vivant totalement ses compositions. 15mn plus tard, nous sommes rassurés : magnifique. Monsieur Doré a réussi ce que personne n’a réellement pu ou su faire avant : imposer son style et ses idées sans compromission en proposant un univers plutôt inconnu du grand public. Le temps des reprises sur les plateaux TV est révolu : place à la création. Interview exclusivement musicale !


RM : Comment se passe l’enregistrement ?


JD : Déjà, j’ai la chance d’avoir une super équipe, j’ai eu carte blanche sur tout. J’ai 2 super réalisateurs, Antoine Gaillet et Renaud Létang. On se partage entre les studios Gang et Ferber et le mix, ici, au studio de la Reine. J’ai pu leur expliquer ce que je voulais faire dés le début. Après, les idées venaient pendant les sessions en studio.


J’écoutais leurs propositions et celles des participants. Je ne vois d’ailleurs pas vraiment de différence entre les compositions produites par l’un ou par l’autre.


RM : Il y a donc des invités sur le disque. Il y a eu beaucoup de rumeurs à ce sujet…


JD : En fait, il s’agit de vraies rencontres comme avec Morgane de Cocoon qui a fait les chœurs. On avait discuté avant. Vincent Ségal ? Pareil. Il y a aussi Ben de Herman Dune. Babx qui m’a aidé pour les textes. Que de vraies rencontres, jamais par mails ou par maisons de disques interposées.
Finalement, toutes les connections qui ont été tentées par le label n’ont pas abouti. Soit les textes ne me plaisaient pas, soit c’était des fonds de tiroirs. J’ai écrit 6 textes de mon côté… JP Nataf ou Frédéric Lo ? C’est faux. Mais c’est ma faute. Je me suis amusé à balancer de fausses pistes. Mais je ne peux plus me le permettre. J’ai un beau produit à défendre. Je n’ai pas envie de jouer de ça sauf si on me fait chier avec des conneries dans certains journaux. Là, je ne me gênerais pas.


RM : Il y a des gens avec qui tu rêvais de collaborer ?


JD : J’ai enregistré un duo avec Arno, ça fait longtemps que j’en rêve. Il sera peut-être sur l’album… Sinon il a produit un titre écrit par Guillaume de Molina (Dig Up Elvis). Christophe aussi. C’est juste l’un des rares génies français. On discute pas mal lui et moi. On s’est rencontrés à la fin de l’émission et il commence à me connaître, à savoir d’où je viens. On a collaboré. On travaille sur Bouche pute que vous avez pu entendre… Ils ont un regard paternel. Ca n’a pas pu se faire avec Sharko que j’adore. Ni avec Benjamin Biolay, hélas, je rêve de bosser avec lui. Mais il y a des problèmes d’emploi du temps. Sinon pour le chant, Bashung.


RM : Il y aura un style Julien Doré très différent en solo ?


JD : Ca ne ressemble pas à ce que j’écris avec Dig Up Elvis où l’on part sur des accords majeurs… Là, tout est en mineur. C’est plus cinématographique, inspiré par Dick Annegam, Archive ou Cinematic Orchestra. C’est moi seul, c’est donc différent. A l’écoute des titres, certains s’étonnaient que ça ne sonne pas plus rock. Mais je ne compose pas de la même façon quand je suis seul.


RM : Tu as des craintes sur les attentes du public ?


JD : Je me fous de savoir qui va écouter et comment les gens vont interpréter. Il faut que je fasse ce que j’ai envie et que je prenne des risques. Je ne ferais aucun compromis pour passer à la radio ou modifier le beat d’un morceau parce que ça passe mieux. Et tant pis si je vends moins que Christophe Willem. Si je dois faire 200 fois plus de dates pour vendre, je préfère. Et mon univers, c’est Sébastien Tellier ou Elliot Smith, Adam Green et Laura Marting. Alors il n’y aura peut être pas de refrain calibré…


RM : On a l’impression de parler au vrai Julien Doré et non à son double médiatique…


JD : Je me suis vraiment amusé sur scène à Baltard. Je pouvais livrer ce que j’étais vraiment dans mes interprétations, mais à côté, je jouais beaucoup avec mon image. Il fallait apprendre à se blinder devant les caméras. Sinon, ils savent exploiter nos moments de faiblesses. Je ne regrette pas : est-ce que j’aurais pu faire toutes ces rencontres sinon ?


RM : Tu as déjà des idées pour l’artwork ?


JD : On a débuté les discussions à ce propos. Quand j’étais au chômage à Nimes, on achetait plutôt les belles éditions de CD ou de DVD, donc il faut proposer autre chose que ta gueule en photo sur la pochette dans un boitier plastique. Il faut de beaux objets comme le font Girls in Hawaï ou récemment Beck. Fabrice Laffont, qui avait fait le clip de « Moi Lolita » m’a suivi partout avec sa DV et il y aura sûrement des images du making of de l’album. A ma façon bien sûr. Peut être des versions alternatives de certains titres comme quand le guitariste des Wampas est venu faire des trucs… Ce sera autre chose que l’ukulele et la barrette en tout cas (rires).


RM : Et les clips ?


JD : J’ai une idée fixe depuis longtemps : Je veux réaliser le 1er clip. Qu’importe le single choisi. Je vois des plans-séquences, des images avec beaucoup de grain. Pas une parodie, mais un hommage aux vieux clips de Gainsbourg ou Dalida.


RM : Tu te rends compte de ce que tu as amené à la Nouvelle Star ?


JD : C’est vrai qu’il y a plus de mecs qui arrivent avec une guitare, qui font 3 heures la queue pour balancer leurs titres et ils savent ce qu’ils veulent, d’où ils viennent. Ils savent qu’on ne leur fera pas jouer du Obispo s’ils n’aiment pas. Et puis, il y a un moment, tu peux plus chialer parce que tu vas faire un duo avec Céline Dion quand tu te dis fan du rock : c’est juste une question d’univers. Et il y a des univers qui se rencontrent mal.



Une chose est sûre : Julien pourrait continuer à parler de musique pendant des heures. Ce mec sait de quoi il parle, c’est un vrai plaisir. Nous repartons avec la ferme impression que ce disque sera une vraie bonne surprise, hors de tout contexte médiatique et qu’il fera fuir ceux qui attendent de la pop bien sage. Enfin !
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PostPosted: Wed 9 Apr - 23:10 (2008)    Post subject: Publicité

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