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Christophe

 
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Orphée
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PostPosted: Thu 7 Feb - 14:46 (2008)    Post subject: Christophe Reply with quote

CHRISTOPHE Bevilacqua
Un des partenaires de création électifs annoncés par Julien Doré pour son album
(sortie prévue en Juin 2008)


Les mots Bleu (1974)
Musique Christophe, paroles Jean-Michel Jarre
Chanson réadaptée et réinterprétée par le compositeur
pour l'émission de Nagui Taratata (TV FR4), à la fin de l'année 2007


 
En ligne sur Youtube @ gcamy1
_._._.__._._._.__._.__._._._._._._____.
Ali No War http://www.myspace.com/alinowar
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PostPosted: Thu 7 Feb - 14:46 (2008)    Post subject: Publicité

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Orphée
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PostPosted: Wed 11 Jun - 18:07 (2008)    Post subject: [P] Christophe, Le monde 30/05/2008 (à propos de son nouvel album) Reply with quote

Le monde
Christophe, ses mots de minuit

LE MONDE 2 | 30.05.08 | 11h50 • Mis à jour le 30.05.08 | 11h50

http://www.lemonde.fr/le-monde-2/article/2008/05/30/christophe-ses-mots-de-…

Par Yann Plougastel



Richard Dumas / Agence Vu pour Le Monde 2
La couverture du n°224 du magazine "Le Monde 2",
en vente en kiosque à partir du vendredi 30 mai 2008.
 

Depuis le choc de "Comm'si la terre se penchait", en 2001, il s'était fait attendre… A quelques semaines de la sortie de son nouvel opus " Aimer ce que nous sommes " promis pour le 30 juin, le solitaire Christophe, 62 ans, a ouvert au "Monde 2" les portes de son univers parisien où il vit et compose la nuit. Rencontre avec un saltimbanque faussement désinvolte.

Son dernier album, Aimer ce que nous sommes, sort le 30 juin (AZ).


Olympia 2002 (AZ, 2003).

Comm'si la terre penchait (AZ, 2001).

Bevilacqua (Dreyfus, 1996).

Chiqué chiqué (Dreyfus, 1988).

Clichés d'amour (Dreyfus, 1983).

Succès fou (Dreyfus, 1983).

Pas vu pas pris (Dreyfus, 1980).

Le Beau bizarre (Dreyfus, 1978).

Samouraï (Dreyfus, 1975).

Olympia 1974 (Dreyfus, 1975).

Les Mots bleus (Dreyfus, 1974).

Les Paradis perdus (Dreyfus, 1973).

Aline (Dreyfus, 1965).


Il est minuit sur le boulevard. Derrière la baie vitrée panoramique et légèrement arrondie d'un immeuble Art déco des années 1930, véritable paquebot immobile, la vigie a repris son poste. De petites lunettes noires lui cachent le regard et ses longs cheveux blancs rejetés en arrière lui donnent une allure de danseur mondain. Chaque nuit, depuis cinq ans, il s'installe là, face à la lumière du boulevard, approche un micro de ses lèvres et plaque un accord sur le piano électrique, qui lui tient lieu de compagnon. Pendant que le monde dort, le capitaine Achab des paradis perdus traque la mélodie blanche dont la flamboyante élégance fera chavirer les foules. Coup d'œil à l'hôtel d'en face, où des ombres se démaquillent avant de s'accoupler. Au loin, la Closerie des Lilas s'ébroue. Et le Rosebud s'éveille. Ce soir, le film sera-t-il en couleur ou en noir et blanc ? Il y a bien longtemps de cela, on le surnommait, dans les journaux, " le Beau Bizarre ". Parce qu'il portait des vestes en soie rose et glissait dans la nuit au volant d'une Cadillac Eldorado de la même couleur. Lui, il préfère être le dernier des Bevilacqua, Daniel de son prénom, plus connu sous le surnom de Christophe. Au départ, dans les années 1960, il était un crooner yé-yé qui construisait des marionnettes avec de la ficelle et du papier. Maintenant, c'est un dandy qui cherche ses mots, un metteur en son écorché qui, à l'instar de Bashung, Manset ou Murat (Dutronc semble out depuis qu'à force de rallumer la flemme il a perdu la flamme), possède un des plus beaux pedigrees de la musique populaire hexagonale. Avec des succès comme Les Mots bleus (1974), Señorita (1975) ou La Dolce vita (1977). Aujourd'hui, la nouvelle génération, celle de Julien Doré, de Sébastien Tellier, d'Abd al Malik et de la vague électro se réfèrent sans cesse à lui.

Hier, au petit matin, il a enregistré les croassements d'un couple de corbeaux de la rue, pour les glisser au milieu de Mal comme, un des plus étranges morceaux de son nouvel album, juste avant qu'on l'entende murmurer : " En somme, nous devons aimer ce que nous sommes. " Avant-hier, Isabelle Adjani a sonné à l'interphone, puis s'est assise devant le micro, entre deux juke-boxes des années 1950, dont l'un a été dessiné par le designer industriel Raymond Loewy. Sur des nappes de sons électroniques, elle a lâché des phrases, où il est question de symphonie, de dimanche de septembre, de parc Rimbaud et de banc. Et elle est repartie comme elle est venue, énigmatique. " Isabelle n'est pas quelqu'un qui vient au rendez-vous quand on la sonne. C'est une princesse. Et le prince charmant sait attendre. Tout arrive à qui sait attendre ", s'amuse-t-il. Ce sera le titre d'ouverture, "Wo Wo Wo".


PIN-UP DÉNUDÉE ET PAIRE DE BAS

Quelques soirs auparavant, un monsieur d'un certain âge, tiré à quatre épingles dans un costume à l'élégance discrète, s'est lui aussi installé dans le fauteuil blanc, face au boulevard. Au-dessus d'une musique en cinémascope qui semble surgie du Mépris de Godard, il a égrené d'une voix chaude la liste des musiciens et des auteurs qui ont participé à l'élaboration de l'album. C'est Daniel Filipacchi. La voix de " Pour ceux qui aiment le jazz " et de " Salut les copains " sur Europe no 1. L'inventeur de la presse magazine moderne en France… " Un type be-bop, habité par ça, au style velouté. Daniel n'est pas un homme qui se met en avant, loin de là. Il est dans sa tente et il campe où il veut. Entre nous, c'est comme de l'amour et pas autre chose. C'est comme ça. Je répare ses juke-boxes et on va souvent ensemble faire nos courses chez Darty ", commente Christophe.

Après avoir jeté un œil de connaisseur sur une pin-up dénudée du dessinateur Aslan et sur la paire de bas en soie jetée sur le dos du canapé rouge et blanc, monsieur Daniel a rejoint la berline noire qui l'attendait en bas. Peut-être s'est-il souvenu qu'autrefois Kiki de Montparnasse, parce qu'elle ne pouvait plus poser nue pour Man Ray, Soutine, Foujita ou Desnos, chantait là. Cela s'appelait Le Jockey, cabaret artistique et littéraire, où les apaches des fortifs et les marlous de la petite brousse trinquaient avec des écrivains surréalistes et des peintres cubistes. Chaque nuit, une Hispano-Suiza patientait devant pour accompagner la reine de Montparnasse chez un de ses amants… Nous sommes fin avril. Christophe est en retard. Trois chansons n'ont pas encore de paroles. L'essai avec le rappeur Abd al Malik n'a rien donné. Rodolphe Burger, rencontré la veille dans un bar, n'a pas encore donné sa réponse. La maison de disques le presse, l'album est programmé pour juin. Peu importe. Il doit trouver le bon couplet. " Je me fonde sur l'émotion, d'une façon presque surréaliste. Je ne suis pas un intellectuel, mais quelqu'un de brut, de curieux, qui réagit aux émotions. J'ai l'impression d'être sur une route, de prendre un périphérique et d'y trouver une lumière qui va modifier mon écriture ", dit-il d'une voix métallique, au débit précipité. " Je sais ce que je cherche et, quand j'ai trouvé, j'y vais. " En attendant, il boit des piscines, à savoir un grand verre de champagne millésimé sur un lit de glaçons rehaussé d'un soupçon de fruit de la passion. Il ira se coucher vers 10 heures du matin, se lèvera à 18 heures, petit-déjeunera à 19 heures, s'offrira une sieste vers 21 heures et recommencera à travailler aux alentours de minuit… La vie à l'envers d'un monte-en-l'air du refrain. Les nuits solitaires d'un alchimiste en quête de la chanson philosophale.

Pour beaucoup de gens, Christophe, c'est Aline : " Et j'ai crié, crié : Aline !, pour qu'elle revienne/ Et j'ai pleuré, pleuré, oh ! j'avais trop de peine ". Le tube imparable de l'été 1965. Un malentendu qui lui colle, depuis, à la peau. Deux ans auparavant, le petit italien de Juvisy, clone de James Dean et chanteur en herbe, qui fréquente le Golf Drouot, a sorti dans l'indifférence générale son premier 45-tours, Reviens Sophie. Pas grave, une rage de dents va le mener directement à la célébrité. Chez un dentiste de Montparnasse (déjà !), il tombe en arrêt devant une superbe blonde aux yeux verts juchée sur d'impressionnants talons aiguilles. C'est l'assistante du praticien. Sa blouse blanche, bien évidemment transparente, ne laisse rien échapper de ses formes explosives. Hypnotisé, Christophe, avant que le dentiste n'enclenche la roulette, n'a que le temps de chuchoter : " Comment vous appelez-vous ? J'ai envie de vous revoir. " Pas de réponse. Comme rien n'est impossible à un Italien, il revient. Re-roulette. Et la jolie fille avoue : " Aline ". Quatre accords à la guitare (do, mi 7, fa, sol 7) plus tard, la belle est séduite mais, à la dernière minute, refuse de suivre Christophe au soleil et disparaît. On connaît la suite. Et le visage sur le sable que l'orage efface… Du jour au lendemain, Christophe devient une vedette romantique. Mais l'histoire, son histoire, a pris une fausse piste. A 12 ans, il fredonnait Gare au gorille de Brassens, au grand dam de sa grand-mère. A 16 ans, il découvrait le blues, John Lee Hooker, qui, à l'époque, s'appelait encore " The Boogie Man ", Lightnin' Hopkins, Big Joe Williams, Slim Harpo. Et, au désespoir de son architecte de père, décidait d'arrêter ses études pour former Dany and the Hooligans, où il reprend des morceaux de Ray Charles, d'Elvis Presley, Eddie Cochran. " Chanter, en fait, ce n'est pas tellement mon truc. Je préfère composer et écrire. Je chante comme je respire. Je n'ai eu envie d'ajouter une voix sur ma guitare que le jour où, chez un marchand d'accordéons près de la République, j'ai découvert une des premières chambres d'écho venant d'Italie, le delay. C'était magique. Le déclic a eu lieu à cet instant-là. " Après Aline, deux autres tubes vont suivre, Les Marionnettes (1966) et Excusez-moi, monsieur le professeur (1967). Mais ça ne va pas. Jean Peigné, qui était à ce moment-là le responsable des programmes musicaux d'Europe no 1, se souvient : " La plupart des artistes sont, par nature, des extravertis. Lui était complètement introverti, vivant dans un monde intérieur qui lui inspirait, certes, de superbes mélodies, mais qui ne l'aidait pas à communiquer. Difficile de lui arracher plus que quelques mots. Quand je me retrouvais face à lui, j'ignorais ce qu'il pensait, j'ignorais s'il était bien ou mal dans sa peau, j'ignorais s'il aimait ce qu'il faisait. " Il aimait tellement peu qu'il plaqua tout et s'en alla rejoindre ses amis gitans aux Saintes-Marie-de-la-Mer…


DISPARITIONS ET RETOURS

En dépit de quelques tentatives pas vraiment abouties avec Etienne Roda-Gil, le parolier de Julien Clerc, lui aussi oiseau de nuit et pilier de la Closerie, il ne reviendra vraiment qu'en 1973, grâce aux Paradis perdus et aux Mots bleus. Francis Dreyfus, son éditeur, a eu l'idée assez paradoxale de demander à Jean-Michel Jarre, jusque-là connu pour ses envolées électroniques, d'écrire des textes sur les mélodies de Christophe et au chanteur de mettre des paroles sur les musiques de Jarre. La collaboration entre les deux hommes que tout oppose est une réussite. En quelques phrases bourrées de clins d'œil au septième art ou au rock, sur des musiques de grands espaces, se tracent les contours d'un univers très particulier, où l'on arpente les rues à Vespa et observe la marche du monde du fond d'un bar du boulevard des Italiens. " Dans ma veste de soie rose/ Je déambule morose/ Le crépuscule est grandiose… ".


Puis il y aura d'autres disparitions et d'autres retours. Lui explique : " Je n'ai pas la réalité du temps. " Il peut se passer deux ans, cinq ans, dix ans avant qu'une nouvelle chanson ne naisse. Pourquoi ? " Vous savez, la musique, elle sort du silence, elle avance tranquillement, elle grandit. Et puis, elle retourne au silence. Elle a eu peur. Il faut la saisir au moment où elle vous échappe. " Alors, il attend le moment magique. En écoutant la trompette de Chet Baker… Ou en liquidant son passé : " J'ai toujours aimé m'endormir sur les canapés. Je n'aime pas les lits. Jeune, quand je voyageais en stop, je kiffais de m'endormir sur les bancs. Quand j'ai commencé à draguer dans les surboums, j'allais dans les gares avec mes copines. Il n'y avait pas beaucoup de monde, il faisait chaud et on se réchauffait bien. " Ne vous y trompez pas, derrière toutes les ritournelles apparemment légères de Christophe, il y a de la douleur et de la violence. Comme chez l'écrivain Patrick Modiano, à qui il ressemble par certains côtés, on sent que cette forme de légèreté a aussi à voir avec la solitude, l'incommunicabilité, la perte, la séparation, le fait qu'il porte en lui son propre fantôme… Afin d'échapper à ces moments de doute, d'impuissance, de surplace, de mélancolie paralysante, il n'était pas rare que la nuit venue, il montât dans une voiture de course, Ferrari ou Lamborghini. Pour aller vers le Sud. Uniquement pour tracer, réaliser quelques fantasmes et jouer dans des bars. En saltimbanque désinvolte. Véronique, la mère de sa fille, Lucie, l'accompagnait. Ils sillonnaient l'Espagne, à la recherche des habits de lumière d'El Cordobès et du flamenco d'El Camaron, de Paco de Lucia ou de Moraito. " Ils ont un style, une belle éthique de vie, un truc racé, une allure particulière, avec un parfum huilé et les cheveux noirs." Aujourd'hui, Christophe ne voyage plus. Véronique s'en est allée. Et il y a neuf ans, on lui a retiré son permis de conduire pour excès de vitesse. Résultat : " Je fais du vélo à l'île de Ré. J'adore le vélo… " Il ne mourra jamais comme James Dean et n'en conçoit pas plus d'amertume que cela. Il l'a raconté dans une chanson, On achève bien les autos, chronique désabusée et gris orangé d'un couple – elle, pantalon de vinyle blanc, lui écoutant Loving You de Presley à la radio – qui s'aime sur une aire d'autoroute. " Sentiment d'auto roule ", s'amuse-t-il. Et en l'écoutant apparaissent, bien évidemment, les images de Crash, le film de Cronenberg tiré d'un roman de J.G. Ballard… Ah, cinéma, cinéma, quand tu nous tiens. Christophe ressemble au générique de cette émission tiré d'une séquence d'Alphaville de Godard, où l'on voit Eddie Constantine ouvrir chacune des portes d'un long couloir. Donc, le dernier des Bevilacqua ouvre des portes, celles qui cachent ses passions, ses obsessions. Et regarde… A nous, ensuite, d'entendre. Le nouvel album, maintes fois différé, de Christophe, on l'espère depuis sept ans. Depuis le choc que fut en 2001 Comm'si la terre penchait, lente promenade dans un monde d'images, de sons et de sensations issu d'un tableau de Max Ernst ou de Clovis Trouille. En s'y plongeant, on avait l'impression de se retrouver dans l'adaptation musicale de Gatsby le magnifique, le roman de Scott Fitzgerald, l'écrivain de la " génération perdue ", de " toute vie est un processus de destruction ", de l'alcool, des fêtes, du jeu, de la fêlure. Ajoutez-y un zeste de Nabokov pour Lolita. Et saupoudrez de Gainsbourg, période Melody Nelson… L'année suivante, son passage à l'Olympia, après vingt-huit ans d'absence de la scène, restera un de ces moments magiques qui tiennent sur les doigts d'une seule main d'un amateur de concerts. L'enregistrement du nouvel album a commencé en octobre 2006. A Séville. Dans le studio d'El Camaron. " On ne peut pas raconter ça ! Parce qu'il y a tous les interdits qu'on aime ! Ils boivent beaucoup, surtout de la vodka ! Sans compter le reste… Pour moi qui suis un mec de la nuit, c'est merveilleux. Je me souviens que Moraito a joué sa partie de guitare dans Odore di femina vers 6 heures du matin. Le titre était un peu bancal. Quand il a mis le casque sur sa tête et qu'on a envoyé le play-back, il était à la verticale. En une seule prise ! " Retour sur le boulevard. Première semaine de mai. Au troisième étage, la vigie veille. " J'ai 62 ans, mais, merde, dans ma tête, j'ai toujours l'impression d'avoir 15 ou 16 ans. " Il parle de David Lynch. De la lumière de ses films. " Il fait du cinéma comme s'il faisait des chansons. C'est un peu pareil d'ailleurs. " Le nouvel album est né comme ça. D'une impression de Lynch. Et grâce à Magda, une serveuse du restaurant de l'Hôtel Costes. Hongroise. Belle comme la mer. Raffinée comme une pomme d'amour. La nuit de leur rencontre, il a composé à 4 heures du matin sur le piano à queue du salon une de ces mélodies dont il a le secret… " J'aime tellement les femmes ! Ce fut ma drogue très tôt. J'habitais en face d'une école de filles. Quand j'étais malade, je les regardais derrière le rideau. Elles venaient toujours s'appuyer là. J'avais 12 ans. Normal… Est-ce que vous avez remarqué que les femmes qui dansent se passent toujours, à un moment, les mains dans les cheveux ? A 50 ans, j'ai traversé une période extraordinaire, je me sentais bien, j'avais l'impression de plaire. Avant ? Oh, j'allais chercher, donc je trouvais. Vous savez, j'ai beaucoup menti. J'ai été à la fois Narcisse et Arlequin. Je pensais que je ne pouvais pas plaire sans jouer un peu la comédie. " Depuis, Magda, qui irritait les voisins à cause du claquement de ses talons hauts sur le parquet, est retournée chez sa mère.



UN CARRÉ D'AS DANS LA MANCHE

Mais Christophe a continué. Des chansons, il en a à la pelle. Avec des versions différentes. Il s'y perd, d'ailleurs. Ne sait plus où se trouve la bonne. Cherche, pioche, tâtonne. Et puis l'ordre, nom d'un chien, les séquences doivent s'enchaîner harmonieusement. Alors, il bouscule tout, revient en arrière, essaie une nouvelle combinaison. Christophe gamberge sec. Il voulait que la batterie soit tenue par Carmine Appice, le plus colossal enfonceur de clous du rock californien des sixties. Parce qu'en 1969, au cours d'un voyage en Israël, il l'écoutait dans Beat Goes On des Vanilla Fudge ! Et il a réussi ! Même chose avec le jazzman français Erik Truffaz, qui est venu poser ses volutes de trompette sur quelques morceaux. Ou le pianiste classique Pierre Bastaroli, qu'il avait remarqué en voyant le film Viva Laldjérie… Il est 5 heures sur le boulevard. Il y a quarante ans, c'était la nuit des barricades. En face le boulanger a allumé son four. Une señorita brune débarque. Elle s'appelle Marie Moor. Et fut la compagne égérie du regretté Barney Wilen, un saxophoniste de jazz qui joua avec Miles Davis et Chet Baker. Rien n'est plus comme avant. Elle n'a pas de robe en taffetas. Elle est là pour mettre des mots sur les caprices de diva des guitares de nos amis espagnols. Il y a des claquements de doigts, une trompette et quelques effets électro. On a envie de danser. Moteur. Des pas sur le trottoir. Lumière. " J'ai un code de l'honneur plutôt suspect qui ne regarde que moi ", dit le héros, joueur de poker. Dans sa manche, il a un carré d'as. Hollywood ne veut pas mourir. Le film peut commencer. Il s'appellera Aimer ce que nous sommes et devrait sortir fin juin. Ce sera une superproduction. En attendant, vous reprendrez bien une piscine ?


Y.P.
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Ali No War http://www.myspace.com/alinowar
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Lorelle
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PostPosted: Mon 20 Oct - 03:05 (2008)    Post subject: Christophe et Sébastien Tellier - La Dolce Vita Reply with quote

Christophe et Sébastien Tellier

La Dolce Vita




Envoyé par mango23852
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